Blog de jamel tourisme

Réflexion sur une réforme organisationnelle du tourisme algérien      Téléchargez ici

                                                                                                       Ministère du tourisme, ONT, DTA, SITEV…

Réflexion sur une réforme organisationnelle du tourisme algérien

La destination touristique Algérie se vend mal, très mal. Souvent, si l'on décide de passer ses vacances en Algérie, c'est par défaut et non par choix d'un produit qui répond à nos attentes. Le seul salon de tourisme qu'organise l'Etat est celui qui exhorte les algériens à aller passer leurs vacances à l’étranger, le fameux SITEV. A quelques exceptions près, les seuls non- résidents qui passent des vacances en Algérie sont ces immigrés en mal de la famille et ces européens anciens d'Algérie revisitant leur enfance ou la jeunesse de leur parents. Grosso modo, 4 entités sont sensées se charger en Algérie de la stratégie touristique du pays, de sa promotion de la gestion de sa communication de la facilitation des taches aux différents intervenants. Le ministère du tourisme et son armada de cadres et de personnels. Les directions de tourisme et leur personnel sous- formé, l'ONT vide aussi bien de compétences que de moyens, des offices de tourisme qui sont dans la réalité beaucoup plus des « Mista » d’amis que des espaces interprofessionnels de promotion des territoires. Aujourd’hui, 58 ans après l’indépendance, ces 4 entités sont là pour multiplier les blocages et le discours d’autosatisfaction, tache dans laquelle excelle l’administration algérienne et la clientèle du système.


Dégraisser le ministère du tourisme : ne garder que les muscles
Théoriquement, c’est le Ministère du tourisme qui est responsable de la mise en place pour le compte du gouvernement de la stratégie et de la politique touristique du pays et de veiller à la régulation de l’activité. Pour cela il a des démembrements extérieurs dans 48 wilayas, les DTA, qui l’aident et un office national de tourisme, ONT, en charge de la promotion et la communication. A l’échelle local, des offices de tourisme locaux prennent en charge les doléances des opérateurs du secteur et font dans la promotion et la communication sur les offres du territoire.
Le Ministère du Tourisme doit retourner à sa vocation première, soit la mise en place de la stratégie de développement du secteur touristique et sa concrétisation au profit du gouvernement à travers les actions mutualisées de l'ONT et des offices locaux de tourisme ainsi que les réalisations des opérateurs économiques, essentiellement les hôtelier et les agents de voyage. Au sein du ministère du tourisme algérien, trop de cellules mortes font obstacles à la réalisation de ces missions de base. L’Algérie a beaucoup de retards à rattraper sur les marchés touristiques et cette masse de graisse n’aide pas à courir vite et bien. Le ministère du tourisme algérien ne sera efficace que si toutes les activités relevant des autres secteurs, soient celles liées aux investissements, au contrôle, à l'aménagement du territoire, à la formation, … lui seront retirées. Il s'agit, entre autres, des dossiers des ZET, des investissements, des établissements de formation, de l'aménagement, des agréments- licences, … Actuellement, avec autant de graisses, le ministère du tourisme freine une éventuelle marche vers la performance. Dégraissé, le département du tourisme ne doit contenir qu'un ministre, un secrétaire général, un chef de cabinet et un inspecteur général entourés d'un staff réduit mais fort compétent et dont la mission est le conseil, la synthèse, l'étude et l'orientation. Le nombre de cette équipe ministérielle, agent de sécurité, chauffeurs et femmes de ménage y compris, ne doit pas dépasser les 40 personnes dans le meilleur des cas.

En Finir avec les DTA, métastases locales
Dans leur organisation actuelle, les Directions wilayales de tourisme, DTA, sont la métastase des mauvaises cellules dont souffre le siège du ministère. On se redéployant sur ses missions de base, le ministère du tourisme n'aura plus besoin de ces administrations devenues aujourd'hui, un handicap plus qu'un atout. A quoi sert une direction wilayale de tourisme ? A préparer les saisons estivales et sahariennes ? Cette mission relève des mairies. A promouvoir les zones d'expansion touristiques ? Cette mission qui relève des maries et directions d'urbanisme ainsi que des programmes d'aide à l'investissement. A contrôler l'activité des établissements à activités réglementées ? Cette prérogative relève des services de wilayas et des directions de commerce. Enfin, à faire dans la promotion ? Cette action relève de l’ONT, des opérateurs et des offices de tourisme et qui savent mieux la faire. Ainsi, la mission de faire du surplace des directions wilayales du tourisme doit prendre fin. Le personnel en charge des agréments et du contrôle sera versé aux DRAG et inspections des wilayas, celui en charge des investissements aux Direction de la planification des wilayas et celui des ZET aux DUCH, celui de la qualité aux directions du commerce, …
A titre d’exemple, à quoi sert une direction wilayale de tourisme à Alger alors qu’elle n’a pas à ce jour une adresse mail mise à la disposition des opérateurs, un site web dynamique et page média social à jour ? Quelle est son utilité quand la capitale n’a pas l’essentiel et l’urgent : un office de tourisme ? A l’instar des autres DTA du pays, il s’agit d’une masse cellulaire dangereuse pour le tissu touristique national en obstruant la circulation de l’information et en biaisant la bonne prise en charge des affaires des opérateurs.

Réformer l'Office National de Tourisme
On ne vient pas à l'ONT pour avoir un salaire et apprendre un métier. On y vient pour mettre son expertise au service des opérateurs privés et publics activant dans le secteur du tourisme afin de développer la destination Algérie et la rendre compétitive et concurrentielle. Le ministère du tourisme est l'instrument de souveraineté du gouvernement en matière de stratégie et de politique touristique nationale. L'ONT est l'outil d'intervention du gouvernement en matière de développement, de promotion, de communication et de qualité. Avant d'être un problème de moyens, le drame de l'ONT algérien est une crise de prérogatives, de compétences et de valeurs. Donner plus de moyen à la structure et au personnel actuels, c'est encourager davantage le gaspillage et le travail pré justiciable à la destination Algérie. Renflouer davantage les caisses de l'actuel ONT c'est encourager l'incompétence pour qu'elle dépense plus d’argent dans des salons de promotion de …la sortie des devises.

La réforme de l'ONT passera par 4 étapes essentielles La première est son dégraissement en versant les cadres et le personnel sans formation touristique de base jumelée par une expérience dans le secteur économique touristique (hôtellerie, agences de voyages) dans les administrations hors tourisme. Que chacun revienne à son domaine de compétence. Dans une seconde étape, l'ONT et une fois débarrassé de la mauvaise graisse qui l'étouffe, sera renforcé par des compétences ayant une formation de base en tourisme- hôtellerie, BTS (Tizi Ouzou, Boussaada), Licences (Aurassi) assortie d'une expérience dans un hôtel classé ou une agence de voyages cumulée de 10 ans au minimum. Ce sont ces compétences alliant formation et expérience qui auront la charge de mener les premières analyses des marchés, de lever les premiers jets de propositions, de veiller sur la qualité des produits- marchés ainsi que sur le droit du client, de faire de la promotion et d’ encadrer les offices locaux de tourisme et les collectivités locales. A ces compétences, ayant déjà faits leurs preuves sur le terrain en tant que professionnels, de faciliter l’accueil et le séjour de la clientèle notamment réceptive, de faire l'interface entre les constituants de la chaine de valeur touristique, soit hôteliers, agents de voyages, Affaires étrangères, services de sécurité et de douanes, services de la culture, … Durant la 3ème phase, l'ONT se restructura en délégations régionales par pôle d'excellence. Dans la cadre de sa réforme, l'ONT deviendra un office interprofessionnel où se rencontrent les intérêts de l'Etat central promoteur de la destination Algérie et garant des droits des consommateurs avec ceux des hôteliers, agents de voyages et collectivités locales. Chacune de ces entités de la chaine de valeur sera représentée au sein de ces Délégations Régionales Tourisme DRT. Office interprofessionnel, l'ONT sera géré avec souplesse en introduisant la Direction par objectifs (DPO). Le salaire de ses compétences sera constitué d'une partie fixe et d'une partie variable. Cette dernière dépendra de la réalisation des objectifs tracés par le centre représenté par le ministère du tourisme. Les cadres actuels et anciens de l'hôtellerie et des voyagistes publics, peuvent constituer le noyau dur et le premier réservoir de ces compétences. Ils ont la formation de base, l'expérience du terrain et l'habitude du management par objectifs, donc des défis à relever en milieu concurrentiel. Chaque année, le gouvernement et à travers le ministère du tourisme signera un contrat de performance avec l'ONT. Les indicateurs de gestion seront le nombre de nuitées, le chiffre d'affaires tourisme national, la protection de l'environnement et la gestion des plaintes. A ces indicateurs s'ajouteront d'autres au fur et à mesure que la destination se développera.
Coté organisation, office professionnel et efficient, l’ONT sera organisé autour de 6 divisions principales, soit la division développement – marketing- communication, la division- réglementation- statistiques- facilitations, la division qualité- clientèle- opérateurs, la division destination nord, la division destination sud et, enfin, la division administration- moyens et finances. La création des deux divisions « destination nord » et « destination sud », piliers de l'organigramme de l'ONT réformé s'imposent afin d'adapter les moyens engagés avec la stratégie de développement des marchés comme il en sera développé dans une prochaine publication. Enfin, on ne peut réformer l'ONT sans que l'ONAT revienne au giron du secteur publique économique en tant que voyagiste. La promotion de la destination est une affaire de souveraineté et elle doit rester l'exclusivité de l'ONT rien que l’ONT. On ne badine pas avec l’image d’un pays !

Réformer les offices de tourisme
On ne peut parler de marketing, promotion et communication touristiques sans aborder la question des offices de tourisme. Aujourd'hui, comme dans un Cramer contre Cramer, le ministère du tourisme a noyé ses propres offices dans une marre d'associations d'affairistes. Une réforme de ces offices de tourisme est une urgence. L'office de tourisme local réformé doit devenir une entité interprofessionnelle au service du tourisme local. Le conseil d'administration doit être formé des opérateurs touristiques locaux. Il est aberrant que dans e bureau d'un office de tourisme local on retrouve l'enseignant de la chariaa, le militant RND- FLN- TAJ, le retraité de sonatrach, …. Et aucun agent de voyages, aucun hôtelier, aucun restaurateur de la localité ni ex étudiant de l’Aurassi, de Tizi Ouzou et Boussaada.

Adieu SITEV, bonjour convention annuelle de la chaine de valeur
Avant d'être un simulacre de salon, le SITEV est l'expression d'une culture faite d'irresponsabilité, d'incompétence et de gabegie. Lors de ce simulacre de salon, 90% de l'offre est destinée à l'out going. Il suffit de voir l’affluence sur les stands de la Tunisie, la Turquie, l'Egypte, … pour en être sûr. Nous sommes bien dans une grande invitation des algériens à passer leurs vacances hors du pays. Le pire est qu'à l'occasion du SITEV les super patriotes d'Air Algérie ont pris l'habitude d'offrir des réductions sur les vols à l'international et depuis l'Algérie. L’Algérien a le droit de choisir sa destination et de passer ses vacances à l’étranger mais ce n’est pas à l’Etat de l’encourager à le faire et de supporter les frais d’encouragement de sortie des devises. Le secteur privé peut très bien faire ce travail.

Intelligence et ingénierie
Ce qui manque à la destination Algérie, ce ne sont pas les agences de voyages avec leur pléthore, ni les hôtels avec leur faible taux de remplissage annuel ni les curiosités à visiter. C'est plutôt cette intelligence de bien faire. C’est l’intelligence de la femme et de l’homme compétents capables de faire de la richesse naturelle du pays une source de revenus
Derrière la démocratisation du produit Omra, il y a les agences de voyages algériennes. Derrière le boom du marché tunisien, il y’ a l'agence de voyages algérienne. Cette agence de voyages algérienne est absente du marché national. Rares sont les agences algériennes qui arrivent à monter et à commercialiser des packages liés à la destination Algérie. Or, c'est quoi un package, un forfait ou un voyage organisé si ce n'est la réunion d'au moins deux produits avec au moins un hébergement et un déplacement hors de chez- soi? Comment les gens du ministère du tourisme, de l’ONT et des DTA osent parler de volonté, de stratégie et de politique touristique quand 99% des agences de voyages et des hôtels algériens n'ont aucune relation commerciale entre eux?. Comment peut- on parler de promotion de la destination Algérie alors que seuls 5% des agences de voyages algériennes ont une relation commerciale avec des transporteurs, tous types de transporteurs?
Ainsi, la rencontre d'une seule agence de voyage avec un seul hôtelier algérien est un pas réel et une véritable opportunité de développement de la destination Algérie. Elle est plus efficiente que ces assises et salons d'un autre âge. Quand un seul transporteur se joint à cette table, c'est que 90 % des chances de la réussite sont réunies.
Une rencontre annuelle, par pôle d'excellence, entre les acteurs de la chaine de valeur tourisme, moins couteuse, est à instaurer en urgence à la place d'un SITEV à bannir.
Une procédure d'audit de cette convention sera installée avec comme critères d'évaluation le nombre de contrats hôteliers et transporteurs et le niveau de leur concrétisation. Cette convention sera animée par l'ONT rénovée. D’ailleurs, une partie de la partie variable des salaires des cadres de l’ONT rénové dépendra de la réalisation des objectifs annuels contrats hôteliers, contrats transporteurs, nuitées, …
                               

                                                                                                                                                        Mourad KEZZAR
.

Plus...

SOS Agences de Voyages algériennes face à Covid-19                           Téléchargez ici le doc

                  Locaux fermés, trésorerie à sec, salaires impayés, clients non remboursés

Le SOS  des agences de voyages algériennes : Piste de traitement de la crise

A travers la situation des agents de voyages que je me permets de décrire, je présente un état des lieux catastrophique de ces entrepreneurs - indépendants qui n'ont jamais demandé un sou à l'Etat tout en pourvoyant le marché de l'emploi d'une armée de producteurs de la valeur ajoutée.                                                                                                                                                                                                                                                                                                       Cette contribution, avec ses imperfections et limites, et qui décline aussi une piste de traitement de la crise,  peut être retenue comme document de base pour un travail plus élaboré. Elle a au moins le mérite de poser la véritable problématique: L'entrepreneur – indépendant, le "Chaabi Bassit"  qui peut être  l'agent de voyages, l'hôtelier, le restaurateur, le cafetier, .. a mal et il a besoin qu'on l'aide,  aujourd'hui et pas demain, à l'instar de l'autre citoyen "Houkouma et Doula" salarié de l'entité publique.                                                                                                                 Ici, les termes chaabi et houkouma ne sont pas péjoratifs mais ils donnent une idée sur l’ampleur psychodramatique de la décision politique d’aider ceux qui ont déjà un salaire et une rente assurés par rapport à ceux qui ne vivent que des recettes quotidiennes de leurs business.   

Première partie : Etat des Lieux d'un secteur sinistré

Le paysage du secteur des voyages en Algérie est caractérisé par la présence de trois sortes d'entreprises selon leur champ d'activité.            Par définition, une agence de voyages est une entreprise qui fabrique des prestations touristiques (voyages organisés Omra, Package de fin d'année, …) qu'elle commercialise elle-même ou par le concours des autres agences de voyages. C'est ce qu'on appelle les Tour Opérateurs.   Une agence de voyages est aussi une entreprise qui distribue les services fournis par d'autres agences de voyages et fournisseurs de services (hôtels, compagnies aériennes, assureurs, …). C'est ce qu'on appelle les agences  distributrices.                                                      

 Les difficultés des Tours Opérateurs                                               

Les agences Tours Opérateurs algériennes se retrouvent devant des difficultés liées aux packages Omra, tourisme national et tourisme émetteur hors Omra.  Pour les forfaits Omra, ces derniers ont été annulés à partir du 27 février 2020. Des agences avaient, entre temps, engagés des dépenses liées à ces vols auprès de fournisseurs institutionnels (taxe visa) de transporteurs aériens, d'hôteliers, de fournisseurs des prestations au sol, …                                                                                                                                                                                                                                       Ces mêmes TO, et dans le cadre des commandes pour l'ensemble de la compagne Omra Ramadhan 2020, ont toujours des avances sur allotements de sièges chez les compagnies aériennes, de nuitées chez  les hôteliers saoudiens, …..                                                                                                A ce jour, ces TO ont obtenu l'accord  des autorités saoudiennes pour la restitution de la taxe omra, des frais engagés pour l'hôtellerie et les prestations au sol pour les voyages annulées pour cas de force majeur.                                                                                                                                                         Seule la restitution de la taxe Omra a été concrétisée et les sommes restituées seront versées dans les sous- comptes de ces TO ouverts en Arabie saoudite. Sauf que ces sommes ne peuvent pas être rapatriées en Algérie.                                                                                                                                       Et comme la compagne Omra du ramadhan est annulée, ces TO doivent attendre la nouvelle compagne omra 2020 – 2021, soit octobre 2020, pour récupérer ces sommes par compensation, y compris sur le marché parallèle.                                                                                                                                          Pour les sommes engagés à titre d'avance sur les prestations hôtelières et au sol, la solution retenue est l'émission par les partenaires saoudiens de factures d'avoir valables jusqu'à la prochaine compagne Omra donc à partir d'octobre 2020.                                                                               Pour les sommes engagées auprès des compagnies aériennes,  la compagnie aérienne saoudienne SV et la compagnie aérienne turque TK  observent toujours un silence face aux doléances des TO algériens alors que la compagnie Air Algérie AH, la plus  disponible, propose une solution douloureuse dans le contexte actuelle.  AH propose à ces TO de récupérer les sommes dues sur les situations des prochaines ventes des vols secs une fois le ciel ouvert.                                                                                                                                                                                                                                       Pour les forfaits tourisme national, à Le seul souci vient, pour les agences qui ont programmé le sud algérien,  de la compagnie aérienne AH qui au lieu des remboursements, elle leur propose des EMD, soit des factures d'avoir à consommer après le retour à la normal.                                   Enfin pour les forfaits tourisme émetteur hors Omra, les TO qui avaient lancé des programmes hors Algérie pour les vacances de printemps, sont les plus exposés.                                                                                                                                                                                                                                                                       Les hôtels turcs et égyptiens ne sont pas prêts à rembourser le montant des Déposits car eux aussi sont confrontés à des crises de trésorerie. Toutefois, ces déposits garantiront les commandes dès retour à la normale de la situation. Pour la billetterie aérienne, c'est toujours la formule des factures d'avoir qui est proposée.


Les difficultés des agences distributrices

Les difficultés des agences distributrices sont liées aux vols secs, à la distribution des  hébergements, des assurances et de packages tourisme.  Par vols secs, on entend les billets d'avion vendus aux clients hors voyages organisés. La crise sur les vols secs s'est déclenchée pour certaines destinations avant le 16 mars (France)  et à partir du 17 mars (Turquie, l'Egypte, …). Pour les vols annulés après le 15 mars, le remboursement- décaissement des billets est impossible. A titre d'exemple, la TK autorise les agences à procéder aux remboursements jusqu'au 31 décembre 2020 sur les prochaines recettes des ventes avec un délai de grâce de 60 jours alors qu'Egyptair, MS, ramène ce délai à 35 jours dès le reprise des vols.  AH, elle, propose l'émission des EMD valables jusqu'à mars 2021, soit d'ici une année.                                                   Pour les Hébergements,  les agences qui sont en relation directe avec les hôteliers gèrent mieux cette crise que celles d'entre elles qui passent par des centrales de réservation.                                                                                                                                                                                                                                                 En effet, dans le premier cas, au pire, les agences ne vont perdre que des déposits. Pour le second cas, les centrales de réservation ne vont pas, systématiquement, rembourser les agences distributrices tout en étant pas obligées d'apporter la preuve qu'elles mêmes avaient déjà payé les hôteliers.                                                                                                                                                                                                                                                                                     Une assurance de voyages est une assurance contractée pour les besoins d'un dossier visa ou pour la couverture sanitaire durant un séjour à l'étranger.  La fermeture des espaces aériens a rendu caduques de telles assurances dont la date d'effet est arrivée à échéance à partir du 13 mars. Certains assureurs tel que Caarama, pourtant de droit public proposent aux agences de voyages de reporter les dates d'effet jusqu'au 31 décembre 2020. En situation normale le client peut rembourser son assurance voyage  avant la date d'effet et, aujourd'hui, en plein sinistre majeur il ne le peut pas.                                                                                                                                                                                                                                                 Enfin, pour la distribution packages tourisme,  nous n'avons pas d'échos sur des agences distributrices qui rencontrent des difficultés avec les forfaits à l'intérieur du pays. Par contre, celles distribuant des forfaits à l'extérieur  du pays, y compris Omra, elles se retrouvent interface entre le client final et le TO. 
 
Situation économico sociale des entreprises de voyages

Le COVID-19 tire sa force destructrice de sa nouveauté comme phénomène de santé publique et de sa forte capacité de propagation. C'est pourquoi l'arme efficace contre ce mal reste la fermeture des frontières et la limitation drastique des voyages et des déplacements. C'est ce qui a rendu la cessation des voyages non pas un choix mais une nécessité. Economiquement, les entreprises de voyages ont commencé à baisser rideau dès le 1er mars pour celles versées essentiellement dans la Omra. Suivront dès le 15 mars celles faisant essentiellement dans la billetterie et les voyages organisés hors omra.                                                                                                                                                                                                                       Au 18 mars, alors que le chiffre d'affaires dès la fin février était quasi- nul, toutes les agences de voyages avaient baissé rideau car leur raison d'être, soit le voyage, est devenu une menace à la santé publique et la sécurité nationale.                                                                                               Ainsi, le secteur des voyages était déjà à l'arrêt et ce, en plein moyenne saison et à l'entame de la haute saison. Moyenne saison, du fait que c'est la période des départs Omra chaabane et des vacances de printemps. Haute saison, de par que c'est la période des conformations des inscriptions Omra Ramadhan et Eté 2020. L'activité touristique étant saisonnière, l'exercice 2020 est déjà perdu.                                         Financièrement, en Algérie, l'année 2020 a mal démarré pour le secteur des voyages. Le tourisme étant sensible à la précarité politique, la "crise – salutaire" du 22 février 2019 a divisé par deux le volume des affaires.                                                                                                                                          Du 1er au 18 mars,  alors que leurs recettes étaient quasiment - nulles, elles furent obligées de décaisser des marges et des commissions déjà perçues sur les ventes d'avril – mai 2020. Au même moment, une partie de leur trésorerie est bloquée soit chez les compagnies aériennes, soit chez hôteliers, …..                                                                                                                                                                                                                                                                               Les prévisions de leurs chiffres- d'affaires et, partant, de leurs impôts ainsi que de leurs charges fiscales et para- fiscales étaient  calculées sur la base d'une moyenne et haute saison 2020 optimiste qui, au final n'aura, pas lieu.                                                                                                                          Ainsi, aujourd'hui, les comptes financiers de toutes les agences de voyages sont lourdement déséquilibrés et leurs trésoreries sont à sec.  Socialement, au moment où les salariés du secteur public et étatique  sont invités à rester chez eux tout en continuant à percevoir leurs salaires et à bénéficier de la protection sociale dans le cadre de la lutte contre le COVID -19, la famille des voyages, elle, est appelée à cesser toute activité pour raison de sécurité nationale tout en la privant de son gagne- pain et de la couverture sociale.                                                               Les agences de voyages ne versent plus de salaires à leurs employés. Les agents de voyages, ne sont même pas en mesure de subvenir à leurs propres besoins en trésorerie.                                                                                                                                                                                                                                                           Si les grandes compagnies aériennes ont un souci majeur de trésorerie, que dire de la petite agence de voyages du coin? Si le salarié d'Air Algérie  a la garantie de percevoir son salaire grâce à l'Etat – providence, qu'en est il de l'autre citoyen, le salarié de l'agence de voyages?  Avril est le mois du paiement des charges patronales et des cotisations sociales CNAS des employés. Suivra  le mois de ramadhan avec ses dépenses. Juin, sera celui du paiement des impôts et des cotisations CASNOS. Certaines agences de voyages doivent faire face, aussi,  aux  échéanciers de leurs crédits bancaires et des  loyers des locaux alors que leurs rideaux sont baissés.                                                                                           Les caisses des agences ne seront renflouées que trois mois après la reprise des vols et la situation financière ne sera de nouveau équilibrée qu'après une bonne saison Omra  et estivale 2021-2022. D'ici là, le secteur est bien sinistré.

Deuxième partie: Propositions de gestion de la crise

Avant d'entamer cette partie, il est nécessaire de souligner que les fournisseurs des entreprises de voyages sont principalement les compagnies aériennes et les hôtels. Ces fournisseurs traversent, eux aussi, un moment difficile et leur pérennité est menacée.                               Ainsi, toute proposition de traitement  de la crise doit prendre en considération la sauvegarde tout le tissu économique tout en préservant les intérêts du consommateur et la dignité des employés du secteur des voyages. Des mesures d'accompagnement légal et commerciales, économiques, financières et  sociales sont à prévoir.                                                    

Les mesures d'accompagnement légal et commercial                                                                                                                                                                                               Elles s'imposent du fait que si l'on applique la réglementation en vigueur, le remboursement des vols et des nuitées annulés par le transporteur et l'hébergeur est un droit consacré par la loi auquel doit se soumettre l'agence de voyages.  Mais, il se trouve que cette option est impossible à réaliser sur le terrain pour au moins deux raisons.                                                                                                                                                                   D'une part, il est insensé de de pousser à la faillite de grands employeurs pour l'intérêt d'un client individuel. D'autre part, l'argent manque dans les caisses même si la volonté de rembourser existe.                                                                                                                                                                                 Toutefois, nous sommes bien en 2020 et les droits de l'homme ne peuvent en aucun cas être broyés par une quelconque raison- d'Etat.  Et c'est à ce niveau que les Etats interviennent pour protéger l'économie nationale, les opérateurs économiques les salariés et le consommateur. Les compagnies aériennes, y compris Air Algérie,  sont confortées dans leurs décisions de surseoir à tout décaissement au profit de la clientèle par une directive de l'IATA (l'organisation internationale qui s'occupe de l'aspect commercial du transport aérien des voyageurs). De leur part, les hôteliers et les TO de la majorité des autres pays, exception de l'Algérie,  sont protégés, depuis, par des textes exceptionnels COVID-19 légalisant la rétention des décaissements.                                                                                                                                                                                             L'urgence en Algérie est que les textes en vigueur soient confortés par des textes de conjoncture offrant la possibilité aux agences de voyages et aux hôtels algériens  de  transformer les factures des vols, nuitées, assurance voyages et voyages organisés dont Omra annulés suite à COVID-19 en factures d'avoir valable au 31 mars 2021.                                                                                                                                                                              Le même texte obligera les compagnies aériennes, les agences de voyages , les assureurs et les centrales de réservation domiciliés en Algérie de commencer le remboursement par décaissement des prestations et services non consommés à la suite des annulations de vols et des séjours au plus tard le 31 mars 2021 avec un délai de grâce 60 jours après le reprise des vols.                                                                                                     Comme  même en temps de crise, la fraude ne connait pas de confinement, il sera  question  de la création d'une cellule de suivi qui recevra, au fur et à mesure,  des compagnies aériennes, des hôtels, des centrales  de réservation et des assureurs le listing actualisé des clients remboursés avec décaissement par le biais des agences de voyages. Il n’est pas question que les décaissements qui transitent par  les caisses des agences n'aillent pas aux clients.                                                                                                                                                                                                                                      Le même décret fixera les frais de remboursement et de dossier que retiendra l'agence de voyages. L'idée d'un montant de 15% de la facture est une piste.                                                                                                                                                                                                                                                                                         


Les mesures économiques et financières                                                                                                                                                                                                                                 Elles s'imposent du fait que L'agent de voyages et un opérateur économique au même titre que les autres acteurs économiques de droit public. Mieux, le secteur des voyages de droit privé et ses salariés ne coutent rien au trésor public comparés à certains autres secteurs d'activités dont les caisses sont renflouées à coups de facilités bancaires  et d'assainissements financiers.             Soutenir cet agent de voyages en ces temps de détresse, c'est l'aider à rester indépendant et autonome une fois la crise passée.                   Comme nous l'avons cité, les agences de voyages ont calculé leurs chiffres d'affaires 2020 sur la base d'une activité normale dont 80 % est concentrée sur le printemps et l'Eté de par la nature même de l'activité touristique.                                                                                                                                 Il est logique, alors,  qu'une dérogation soit donnée à ces indépendants, notamment ceux affiliés au régime fiscal simplifié, de revoir à la baisse leurs déclarations de l'ordre de 80%.                                                                                                                                                                                                                      En plus du différé de décaissement des remboursements des clients déjà cité, il est urgent de penser à différer certaines échéances.                       Ainsi, nous proposons que les paiements de l'impôt et des charges CASNOS actualisés se fassent au 3ème trimestre 2021 car, de toute façon, la trésorerie de ces agences de voyages restera à sec jusqu'aux compagnes Omra et vacances d'hiver- printemps 2021.                                              De leurs cotés, les cotisations CNAS des salariés pour le premier trimestre 2020 et jusqu'au départ du 1er vol seront soient supportés par la collectivité nationale sur la base de la déclaration du 4ème trimestre 2019 soit, au pire, le gouvernement décidera du report de leur échéance au 4ème trimestre 2021.                                                                                                                                                                                                                                                                       Les banques avec l'appui de la Banque d'Algérie, quand à elles,  sont appelées au report des échéances des crédits professionnels sur l'exercice 2011.  Il n'est pas juste que l'argent de l'algérien serve à soutenir un algérien et pas un autre  sous prétexte que le premier est "Houkouma" et le second est "chaabi". Avantagé le salarié qui émarge dans le secteur public et étatique par rapport au salarié affilié au secteur privé est bien une discrimination.                                                                                                                                                                                                                            Aider à la pérennité de l'agence de voyages, c'est investir dans l'après COVID -19 en protégeant un gisement d'emploi qui n'a jamais coûté un sous à la tirelire de la collectivité. Une subvention temporaire (à rembourser en 2022 ou concours définitif) de 100 000 DA par mois à partir du 16 mars 2020 et jusqu'au départ du 1er vol est à octroyer à chaque agent de voyages  affilié à la CASNOS.                                                  Cette somme lui permettra de subvenir à ses propres besoins en tant qu'entrepreneur – indépendant, aux frais du local, téléphone, Internet, abonnement professionnels, … Cette sommes est à verser au niveau des agences CASNOS.                                                                                                        Nous écrivons agent de voyages et non propriétaire de l'agence de voyage car le propriétaire peut être un commerçant ou un salarié ayant une autre activité alors que l'agent au nom duquel l'agrément est délivré est sensé ne pas avoir une deuxième activité.                                              Les agents de voyages bénéficiant d'une retraite reçoivent 50 % de l'allocation de 100 000 DA car ils sont sensés avoir  une autre ressource de revenues pour subvenir leurs besoins quotidiens. Même cas pour les agents de voyages qui sont détenteur de l'agrément et pas du commerce.  Oui pour l'aide mais pas pour la fraude. 
 
Les mesures sociales en direction des salariés                                                                                     
Les agences de voyages s'acquittent annuellement des cotisations CNAS  de leurs employés. Aujourd'hui, pour raison de sécurité nationale, l'activité est à l'arrêt et le personnel est au chômage.  Le moment est venu pour que le système de la protection sociale rende la monnaie à ces cotisants.                                                                                                                                                                                                                                                                                                   La proposition minimale est de verser un salaire mensuel de 30 000 par employé à partir du 15 mars 2020 à chaque salarié des agences de voyages déclaré au 31 décembre 2019. Les pécules sont à retirer par l'employeur au niveau de la CNAS. Le versement se fera jusqu'u départ du premier vol.                                                                                                                                                                                                                                                                                   Cette publication, aussi modeste soit – elle, vient rappeler et tant qu'il est encore temps, à nos dirigeants que les acteurs de la vie économique, les attendent concrètement pour les accompagner dans  la rude épreuve qu'ils endurent au quotidien.                                                         La solidarité inter- citoyens ne peut pas faire grand-chose et elle risque d'être une véritable perte de temps. Le Covid -19 est un de ces sinistres majeurs dont l'impact socio économique est aussi foudroyant que l'impact sanitaire proprement dit.                                                                     Il ne s'agit pas d'une catastrophe naturelle ou sanitaire instantanée touchant une localité, un pays ou un petit groupe de pays paralysant leurs capacités de production de la richesse ou de sa distribution ou les deux à la fois. C'est un sinistre continu dans le temps, paralysant les systèmes de production et de distribution de la richesse à la fois.                                                                                                                                                                Essayer de reconduire le schéma de la solidarité nationale post- tremblements de terre, inondations, … dénote d'un mauvais diagnostic de la crise.
                                                                                                                                                                                                                                                            Mourad KEZZAR
 
 
L’exemple tunisien à méditer                                                                                                                                                                                                                                                         La Tunisie, un pays à coté et moins nanti que l’Algérie arrive à offrir à ses agents de voyages, entre autres, le minimum d’assistance en ces mes moments de crise majeure.   En plus des aides fiscales et parafiscales, l’Etat a offert une prime mensuel de 200 soit 13000 DA  à chaque employé du secteur du tourisme dont l’établissement est fermé.   En plus de cela, le système bancaire assure, grâce à la caution de la puissante organisation syndicale UGTT et le syndicat des agences de voyages, le versement de 60% du salaire aux employés des agences de voyages.                                                                                                                                                                                                                                                                                               L’exemple Tunisie est là pour prouver qu’en Algérie le problème n’est pas dans les ressources mais dans la compétence et la volonté politique.   La gestion de la chose publique doit passer de l’approche qui consisté à dépenser des chapitres d’un budget à la mobilisation des ressources pour les distribuer dans l’intérêt de la collectivité.
                                                                                                                                                                                                                                                         MK

Présentation de l’auteur de la publication                                                                                         
Actuellement Agent de voyages et Consultant – Formateur PMI –PMI programme UE, Consultant Snav Algérie.                                                        Membre de l’association francophone des experts et scientifiques du tourisme AFEST                                                                                                            Economiste, diplômé de l’ex ISHT et de la faculté des sciences économiques d’Alger                                                                                                                    Ancien Directeur d’hôtel- actuellement Chef d’agence de voyages                                                                                                                                                                  Ancien président d’office de tourisme                                                                                                                                                                                                                                    Ancien Auditeur interne au sein d’un groupe hôtelier                                                                                                                                                                                          Ancien journaliste Grand – Reporter                                                                                                                                                                                                                                             Ancien consultant chez « François Tourisme Conseil ». France                                                                                                                                                                             Ancien membre du conseil d’administration de l’association mondiale pour la formation hôtelière et touristique AMFOHRT.                                          Auteur de deux ouvrages : « Algérie à la recherche de son tourisme » éditions SAEC 2009 et « Agences de voyages, initiation à l’exploitation » éditions MKT   2013.

Agences de voyages en Algérie : autopsie et pistes de thérapie d’urgence Première partie. Publiée sur Liberté le 20 janvier 2019

Mourad KEZZAR*

Une activité illégale, une économie parallèle et des consommateurs menacés
Agences de voyages en Algérie : autopsie et pistes de thérapie d’urgence
Publié sur Liberté le 20 janvier 2019

En Algérie, le secteur du tourisme va mal, très mal. Les prochaines assises sur le secteur qui vont se tenir le 20 de mois de janvier 2019 à Alger vont, reconduire l’échec qui est celui d’une non gestion politique avant d’être celle de femmes et d’hommes incompétents.
Encore, une fois, nous allons oublier l’essentiel pour aller vers le superflu.
Ce qui développera le tourisme algérien, ce ne seront pas les ministres trop mal conseillés qui se succèdent, ni les SDAT devenus une funalité et non un moyen, encore moins les exeprts.                                                                                                                                                                                                                       Depuis 1840, l'agence de voyages est au cœur du développement touristique mondial. Le diagnostic de l’agence de voyages, cette locomotive qui pousse l'ensemble de l'industrie touristique, offre une véritable grille de lecture du tableau de bord de la politique touristique algérienne loin, à la fois, de toute complaisance et de tout alarmisme.
A travers cette modeste contribution, je cherche à disséquer les critères d'exploitation de l'agence de voyages algérienne et à présenter l'esquisse d'un plan de redressement à court et moyen terme afin que notre tourisme national soit au rendez- vous du virage de 2025 après avoir raté celui de 2010.
Au point où sont arrivées les choses, ce qui est considéré comme le silence du politiquement correct risque d’être perçu comme grave traitrise par les futures générations auxquelles nous sommes, consciemment ou inconsciemment, entrain de livrer un pays à fuir à bord de la première embarcation de fortune.
Toutefois, il ne sert à rien de s’essayer au diagnostic du mal qui range mon pays si ce n'est pour proposer des pistes d’une thérapie d’urgence, certes, mais graduelle et douce

                                                                          1ère partie: le marché algérien est le moins sûr dans le monde


L'exploitation d'une agence de voyages, activité réglementée de par le monde, repose sur trois critères. L'assurance responsabilité civile et professionnelle, l'assurance responsabilité financière et, enfin, le professionnalisme.
C'est par rapport à ces trois critères qu'on peut juger si les intérêts des touristes- clients sont protégés, si le secteur touristique est sur la bonne voie de développement et si la destination bénéficie de la confiance des marchés.

L'agence de voyages algérienne et l'assurance responsabilité civile et professionnelle
Une agence de tourisme et de voyages est un établissement d’activités commerciales recevant du public pour lequel elle offre des prestations et services souvent vitaux (rejoindre son travail par avion, partir recevoir des soins, rejoindre un grand client, ….) D’où, la condition de se souscrire à une assurance de responsabilité civile professionnelle qui couvre l’agent de voyages contre les risques liés à son activité et garantie les intérêts de la clientèle. L'assurance responsabilité civile professionnelle couvre l'agent de voyages, ce qui est en lui-même une protection pour le consommateur, contre les dommages causés suite à d'éventuelles erreurs, fautes et oublis. Prenant le cas d'une agence de voyages qui délivre des billets Alger – Marseille- Alger pour 20 médecins en départ pour un séminaire. Une erreur a fait que le conseiller -billetterie réserve comme retour un Paris –Alger au lieu d'un Marseille - Alger. Indépendamment du responsable "physique" de cette erreur, à déterminer ultérieurement, l'assurance responsabilité civile professionnelle interviendra pour couvrir les sur- dépenses liées à cette erreur afin de rapatrier et dans la dignité ces clients- consommateurs. Ainsi, la souscription de cette assurance est obligatoire, dans le monde entier, pour l'exploitation d'une agence de voyages. La couverture dépend de la nature de l'activité (billetterie, réceptif, émetteur, Omra,…), de son volume (chiffre d'affaires) et des effectifs du personnel de l'agence. La prime est proportionnellement importante au chiffre d'affaires, au nombre des touristes traités, des destinations programmés, … Or, en Algérie toutes les agences, indépendamment de ces critères, se souscrivent pour une prime annuelle de moins de 4000 DA. Une sorte «d’assurance trik ou boulissia.» Une agence de voyages du nord du pays qui envoi en Arabie saoudite 8000 petits- pèlerins par an pour un volume d'affaires moyen de cent vingt huit milliards de centimes et une agence de voyages du grand sud qui ne traite que 50 touristes par an pour un volume d'affaires de 3 millions de dinars souscrivent la même prime de 3600 DA, incapable de couvrir les dommages en cas de "perte" par accident de 3 touristes! Première conclusion: l'assurance responsabilité civile professionnelle d'une agence de voyages algérienne est dictée par la nécessité de remplir une condition règlementaire tout en étant insuffisante pour assumer les risques qui découlent de l'activité d'agent de voyages, rendant, cette dernière, illégale.
La réforme de l'assurance responsabilité civile professionnelle passe par l'indexation de cette dernière au volume d'affaire de l'agence de voyages. Elle sera calculée, à court terme, dès le deuxième semestre 2019 au prorata du volume d'affaires soit des billets émis et des séjours Omra, Tunisie, …de l’année N-1. Les services d'un ONT (office national du tourisme) réformé veilleront sur le respect de ce critère en croisant les données des agences avec celles de compagnies aériennes, des GDS et de l'office hadj et omra. En attendant la formation du personnel du ministère du tourisme sous encadré, sur une année, cette mission sera assurée par les services du ministère du commerce. Le résultat des données croisé sera adressé aux services de la fiscalité afin que le secteur du tourisme commence, dès cette année et pas dans le discours seulement, à participer à l'effort national de développement.

L'agence de voyages algérienne et l'assurance responsabilité financière
Les deux activités d’une agence de tourisme et de voyages sont la distribution et la production. Pour la distribution, il s’agit des prestations touristiques des autres fournisseurs que l'agence commercialise en tant que services (vols secs, chambres d’hôtels, locations de voitures, billets pour spectacles, produit Omra d'autre agence,…). Pour la production, il s’agit des forfaits que l’agence Tour Opérateur "fabrique" au profit de ses clients (voyage Omra, voyage organisé Turquie,…). Ces forfaits sont commercialisés exclusivement par le Tour Opérateur ou, aussi, par d'autres agences de la place. Donc, l'essentiel des produits commercialisés par les agences de voyages supposent un déplacement où le client devient fragile et vulnérable du fait de son "déracinement". Un produit touristique est souvent cédé à un prix nécessitant chez le consommateur un important effort d'épargne, d'endettement ou, du moins, le sacrifice sur d'autres chapitres de son budget domestique. Quand on va au marché, on peut faire ses courses contre la somme de 1000 à 2000 dinars. Par contre, le produit le moins cher acquis auprès d'une agence de voyages, lui, coûte 10 à 20 fois plus. En général, un touriste qui a déjà payé la facture de son voyage est dans l'incapacité de faire face à d’autres dépenses d’urgence. Le voyage met le touriste dans des conditions de fragilité socio psychologique et de précarité financière. Prenons le cas d'une agence de voyages qui envoie un couple en voyages organisé Omra. Pour des causes à déterminer, leur vol de retour a été reporté suite à un risque majeur (conflit au Yemen, à titre d’exemple). Dans le cas où la compagnie aérienne n'honore pas ses engagements et en attendant que les instances habilitées statuent sur la responsabilité des uns et des autres, il faut bien que ce couple soit hébergé dans des conditions acceptables en Arabie saoudite puis rapatrié. Qui va s'en occuper ? L'assurance responsabilité financière est sensée répondre à cette attente. Or, en Algérie, depuis l'année 2000, cette assurance, qui était de l'ordre de 120 000 DA, n'est plus exigée aux agences de voyages. Partout dans le monde le montant le l'assurance garantie financière a été revu à la hausse et sa gestion s'est modernisée sauf en Algérie où nous l'avons carrément annulée. Deuxième conclusion : L'assurance responsabilité financière est le dispositif légal de protection du touriste contre le risque de vulnérabilité causé par le déplacement. Toutes les agences de voyages algériennes, dispensées de cette assurance, activent dans l'illégalité. Les intérêts du client – consommateur, du pays émetteur et de notre propre destination ne sont pas protégés. Dans ce cas, y a t –il une chance pour que le tourisme algérien puise bénéficier de la confiance des marchés ? Quel est ce Manager débile d'une agence émettrice française, russe ou chinoise qui prendra le risque d’envoyer des clients dans un pays où l'agence réceptive ne dispose pas de garanties financières et où l'agent de voyages est un simple faire valoir, comme nous le verrons dans la deuxième partie. La réforme de l'assurance responsabilité financière doit faire passer, en urgence et à court terme, l’agence de voyage algérienne de l'illégalité à la légalité à travers la ré - instauration, dans un délai d'une année, de l'assurance financière. Son montant de départ ne doit pas être contraignant, je propose la somme de 340 000, soit le coût de location en urgence d'un Bus de 50 places en haute saison pour rapatrier d'éventuels touristes en difficulté en Tunisie (premier marché de l'agence de voyages algérienne). Ce montant passera, en deuxième année, à 500 000 DA pour que le rapatriement se fasse dans le confort et à 2000 000 DA en troisième année. A partir de la quatrième année, la base de calcul de l'assurance responsabilité financière sera au prorata du chiffre d’affaires (commissions et forfaits fabriqués), sans être au dessous des 2000 000 DA. Il n'est pas normal que les compagnies aériennes, à travers l'IATA, exigent de l'agence de voyages algérienne une caution de 2000 000 de dinars afin de protéger les intérêts des pavillons étrangers exerçant en Algérie alors que l'Etat algérien n'exige aucun centime pour la protection de ses citoyens consommateurs et des hôteliers du pays. A l'inverse des idées reçues, les données de calcul de cette base sont, exception du marché tunisien, facilement récupérable auprès du GDS Amadeus (où Air Algérie détient la majorité des actions) et de l'office hadj et Omra (dépendant du ministère algérien des affaires religieuses).


Mourad KEZZAR                                                                                                                                                                 Téléchargez ici le doc en PDF


Plus...

Agences de voyages en Algérie : autopsie et pistes de thérapie d’urgence . 2ème partie : piste de réformes. publié sur Liberté le 20 janvier 2019

Une activité illégale, une économie parallèle et des consommateurs menacés
Agences de voyages en Algérie : autopsie et pistes de thérapie d’urgence
2ème partie: le professionnalisme sacrifié dans un marché de traite des blancs
Publié sur Liberté le 20 janvier 2019


Elément subjectif au départ, le professionnalisme de l’agent de voyages a fini par être, dès 2010, cerné et quantifié dans la majorité des pays. Le "professionnalisme" renvoie à la formation et à son contenu. Exit le diplôme soft et l'ancienneté. On a identifié les connaissances dont a besoin un agent de voyages pour développer ses compétences, gérer son entreprise, respecter les droits du consommateur, suivre les plaintes et mettre les NTIC au service de son business et du tourisme de son pays. Pour être professionnel, un candidat à la licence d'agent de voyages doit suivre des formations sur des thèmes donnés dans un volume horaire définis.
En Algérie, en 2017, le décret Nouri (du nom du ministre du tourisme lors des faits) était attendu pour, dans le principe, corriger les graves incohérences du décret Rahmani. Il fut le coup de grâce qui est entrain d'achever ce qui reste du secteur. Ce décret a revalorisé le diplôme –soft, qui ne veut pas dire qualification, et l'ancienneté, qui ne veut pas dire expérience. Ce ne sont plus les seuls étudiants de l'ENST qui peuvent prétendre à la licence d'agent de voyages es qualité, mais tout titulaire d'un diplôme des établissements de formation supérieure. Tout titulaire d'un bac +3, même en théologie, en littérature arabe, en éducation sportive, pour ne citer que ces dernières et sans toucher à leur importance, peut, lui aussi, prétendre à cette licence d'agent de voyages s'il arrive à justifier d'une année d'ancienneté dans une autre agence de voyages, même débutante. Dans le même ordre d'idée, les titulaires d'un BTS- Tourisme justifiant d'une seule année d'ancienneté peuvent prétendre à cette licence d'agent de voyages.
Une année après l'entrée en vigueur du décret Nouri, les graves conséquences sont déjà là. De 1300 agences de voyages, dont près de 600 déjà en déficit de professionnalisme, le décret Nouri a multiplié leur nombre par 3, les faisant passer, au 1er janvier 2018, à 2600. Quelques 800 autres nouvelles agences attendent l’agrément pour les prochains jours. Mathématiquement, on est déjà dans une moyenne de 2 agences de voyages par commune et de 63 agences de voyages par wilaya, un chiffre qui n'est pas loin de celui des boulangeries dans un des pays les plus consommateurs de pains.
Les conséquences néfastes du décret Nouri sont nombreuses. On peut citer juste 6 pour ne pas passer des jours à les étaler.

Les graves conséquences du décret Nouri

Première conséquence : Explosion du trafic immoral et criminel des licences d'exploitation.
Autrefois une gymnastique difficile, le trafic des licences s'est généralisé. Mieux, une nouvelle profession est apparue : "les agences de voyages incubatrices". Des agences de voyages, issues du décret Rahmani, recrutent de jeunes licenciés, toutes disciplines confondues, leur souscrivent une assurance employeur CNAS d'une année avec effet rétroactif pour la somme (primes et pénalité de retards réunies) de moins de 100 000 DA. Le jeune, fraichement diplômé, sans aucune formation et expérience réelles, devient un candidat éligible à la licence d'agent de voyages. L'agence incubatrice crée, alors, une succursale qu'elle cèdera à des tiers contre une prime mensuelle et une part au bénéfice annuel.
Fait unique dans le monde : des agents de voyages ayant eu leur licence es qualité poursuivent de courtes formation chez des agents de voyages sans formation de base, juste munis d'une expérience de terrain. Pour répondre à ce besoin, plusieurs anciennes agences utilisent leurs arrières boutiques comme des classes de formation pour les nouveaux agents promotion Nouri. Le mal du décret Nouri est entrain de gangrené et de se propager au secteur de la formation professionnelle.
Deuxième conséquence : on va vers la disparition de l'ESNT, fleuron régional de la formation hôtelière et touristique crée dans les années 1970 grâce à l'implication effective de l'OMT. Cette année, la moyenne d'accéder à l'ENST, pour les nouveaux bacheliers, fut de 12 contre 14, voire 16 avant le décret Nouri. A quoi servira-il d'aller avec 16 de moyenne à l'ENST quand on peut avoir les mêmes avantages avec 10 au bac?                                                                                                                                                                                                                                                                                             Troisième conséquence : une activité qui échappe au contrôle. Le client des agences de voyages n'est plus protégé. Tout cela se passe au moment où ni les services du ministère, ni ses démembrements extérieurs ne sont dotés de compétences capables de suivre l'activité de tant d'opérateurs, eux mêmes non qualifiés.                                                                                                                                                                                                                         Quatrième conséquence : atteinte à l'image du pays. Non professionnel, l'agent de voyages algérien ne joue plus son rôle de conseiller. Il est un vendeur à la réclame des voyages. Des clients non initiés sont envoyés, peu conseillés, aux aéroports et dans les hôtels créant des clashs entre le fournisseur de la prestation et le client. Le pire est qu'après, afin de se justifier, et profitant de certains médias irresponsables, eux-mêmes propriétaires d'agences de voyages décret Nouri, l'agent de voyages accuse des pays de mener une politique de haine contre les algériens. Le risque est qu'un jour, ce discours incendiaires prendra feu.                                                                                                                                               Cinquième conséquence : Fin de mission du ministère du tourisme. Depuis la deuxième moitié des années 1990, le siège du ministère du tourisme n'a pas cessé de s'appauvrir en compétences. Peut – on imaginer les ministères des affaires étrangères et de la justice, respectivement, sans aucun diplomate et magistrat ? C'est, malheureusement le cas pour celui du tourisme qui a vu, d’ailleurs, ses missions glissées pour devenir le ministère des licences d'agent de voyages.
Sixième conséquence : Il y'a menace sur la sécurité nationale. Un agent de voyages, âgé à peine de 21 ans (dans le décret Nouri), sans formation et expérience solides peut, par un accident de parcours, traiter des touristes occidentaux dans le cadre du réceptif. C'est la sécurité de ces touristes qui est menacée dans un contexte sécuritaire régional difficile.

Thérapie de sortie de la crise du professionnalisme

Troisième conclusion : Le professionnalisme est le critère par excellence que doit réunir l'agent de voyages afin d'assurer la protection des intérêts du consommateur, du fournisseur, ainsi que ceux du pays réceptif et du pays émetteur. Le professionnalisme est mesuré en qualité par le contenu thématique de la formation ainsi que des stages et en quantité par le volume horaire de la formation ainsi que des stages. En Algérie, l'agence de voyages n'est pas obligée d'être professionnelle et crédible. La législation nationale autorise un délinquant à sous-traiter les bonnes valeurs chez une tierce personne contre la traite d'un jeune universitaire et une rétrocession d'une part du bénéfice. Un acte que toutes les législations du monde répriment et font que l'agence de voyages algérienne agisse dans l'illégalité. La réforme du professionnalisme de l'agence de voyage, doit se faire par étapes et avec pédagogie pour éviter tout rejet.
A court terme, afin de ne pas s'enfoncer davantage dans l'illégalité, il est recommandé le gel de l’octroi des nouvelles licences Nouri en attendant la promulgation d'un nouveau texte.
Durant une période transitoire d'une année, seuls les étudiants de l'ENST continueront de bénéficier, en qualité, de cet avantage. Entre temps une réforme de l'ENST, de l'ONT et de l'organigramme du Ministère du tourisme doit être engagée.
Toujours à court terme, le gel de l’ouverture des succursales : Comme il a été déjà expliqué, le plus gros trafic des licences se fait à travers les succursales.
A moyen termes, à partir du 1er janvier 2020, la réforme doit toucher l'agence personne physique et celle personne morale.
L'idée obsolète de faire distinction entre le propriétaire de l'agence et l'agent de voyages n'a plus sa raison d'être surtout qu'au final c'est le propriétaire qui est l'agent de voyages de fait. Chez les agences personnes physiques, l'agent de voyages et le propriétaire seront une et une seule personne. Cette disposition s'appliquera, aussi, aux EURL.
Pour l'agence de voyages personne morale, son capital social doit être au minimum de 2000 000 DA. Une période de transition d'une année (31 décembre 2019) sera accordée aux agences en activité pour se mettre en adéquation avec la règlementation..
Le capital social de l'agence de voyages doit être majoré de 2000 000 DA pour chaque nouvelle succursale ouverte.
Le critère de professionnalisme sera assujetti à une formation obligatoire de 400 heures dont plus de 100 heures de stages dans une agence ancienne d'au minimum 10 ans et sur des thématiques retenues par des experts nationaux. Mêmes les candidats issus de l’ENST doivent se souscrire à cette condition. Toutefois, au moins 70% des thèmes seront dispensés lors du cursus de cette école.
Ces 10 dernières années, toutes les réformes, à travers le monde, apportées au secteur des voyages furent adoptées dans l’esprit de consolider ces 3 conditions que sont l'assurance responsabilité civile professionnelle, l'assurance financière et le professionnalisme, le tout dans un contexte marqué par le développement du e. commerce et de la e. administration ainsi que la lutte contre la bureaucratie, la fuite des capitaux et le blanchiment d’argent. L’Algérie ne peut faire l’économie de cet effort au risque de laisser son tourisme sur le carreau. Ma contribution peut s'avérer, pour certains, dure dans ses termes mais c'est l'expression d'une amer réalité. Elle s'accompagne de l'esquisse d'une réforme graduelle et pédagogique, signe de mon intention d'apporter mon expertise au sauvetage d'un pan entier de l'économie de mon pays, le tourisme. L'heure est grave est se taire devant la fin programmée de ce qui reste du tourisme algérien est un acte immoral, pour ne pas dire autre chose.
Mourad KEZZAR

Téléchargez ici le doc en PDF

Une partie du management fatal d’Air Algérie donne le coup de grâce à l’industrie du voyage en Algérie                                                                        Télachargez ici

Halte à la lâche entreprise menant à la fermeture de près de 3000 agences de voyages, à l’appel au recours au régionalisme dans la gestion des allotements , à la justification de la légalisation de la fuite des capitaux , à la liquidation des meilleurs vendeurs des vols d’Air Algérie. Basta au vol du consommateur citoyen algérien.


Introduction
Le début du mois de juin 2020 restera un évènement de triste mémoire dans l’histoire du secteur des voyages en Algérie. Des personnes s’auto proclamant représentants syndicaux des agences de voyages algériennes (près de 4000 agences agrées) ont plaidé la mise à mort de de tout un secteur auprès du PDG d’Air Algérie qui les avait reçu dans des circonstances à déterminer.
Les doléances présentées par ces personnes au PDG d’Air d’Algérie ont été reprises dans un communiqué signé et publié par un certain Mr Midouni se présentant comme le délégué SNAV ouest.
Dans une conjoncture économique socio professionnelle marquée par la crise COVID-19, les points soulevés par ces syndicalistes auto-proclamées ne présentent aucune priorité ni utilité si ce n’est de façonner le paysage des voyages à la guise d’une petite minorité de personnes sans foi ni éthique.
Le secteur vit la plus importante crise du monde du tourisme algérien et mondial jamais vécu depuis la fin de la deuxième guerre mondiale et des personnes, sorties de nulle part, trouvent le temps et la tranquillité d’esprit de se projeter dans l’après funérailles pour partager les dividendes alors que la corporation n’a pas entamé son deuil.
En lisant le communiqué Midouni sanctionnant cette rencontre, on découvre l’enjeu : Casser ce qui reste d’air Algérie, mettre en faillite les agences qui vont résister au COVID- 19 pour le seul intérêt de moins de 50 agences de voyages tout en menaçant les droits élémentaire du consommateur algérien.
Reste que ce semblant de communiqué déstructuré et truffé de fautes, rédigé à la hâte par de lâches vainqueurs sur le tapis ne rend pas facile toute tentative aux allégations qu’il contient.
Ainsi, pour y répondre et alerter l’opinion publique nationale, j’ai retenu la démarche suivante : revenir sur ce que ces personnes présentent comme chantier, relever le vrai de l’information contenue dans leur communiqué, soulever la fausse information vendue au PDG d’Air Algérie ou qui leur a été soufflé par ses propres conseillés pour, enfin, démonter l’argument.
Je terminerai par un conclusion sur la qualité de Midouni & associés fers de lance d’une partie du management fatal d’Air Algérie car je reste convaincu que cette danse cébile de Midouni & associés a été menée sur instigations venus de l’intérieur d’Air Algérie.


1- Commission et frais de dossier
Dans le communiqué de Midouni & associés il a été avancé ce qui suit à propos de la commission : « Il a été convenu du passage à la commission zéro avec la mise en place des Feez appliquées aussi au niveau des points de vente AH au même titre que les agences de voyages ». «Le calcul des frais de dossiers Feez seront arrêtés avec la participation du snav puisque ce dernier est habilité à vous apporter le secret de la réussite des compagnies concurrentes ». « Une super commission (incentives) sera attribuée trimestriellement aux agences de voyages en fonction du chiffre d’affaires attient fixé au moment de l’élaboration du nouveau contrat AH/ATV qui portera des modifications certainement concernant la suspension des pénalités de retard pour le gros vendeurs». « Le snav est habilité à être associé à la compagnie air Algérie au même titre que vos concurrents et qui veillera pour la mise en conformité des agences de voyages vis-à-vis d’air Algérie »
1-1- Le vrai de l’information
Le communiqué de Mediouni & associé contient des vérités connus de tout le monde et qui sont les suivantes : A la traine, ce fut aussi le cas d’Aigle Azur, Air Algérie, distribue toujours des commissions aux distributeurs de ses produits, ici les agences de voyages. Elle a juste ramené la commission de 9 à 5% sur les vols internationaux et de 5 à 3% pour les vols domestiques (à l’intérieur du pays). Air Algérie qui a un programme de fidélisation envers le client final malgré ses tares, n’en dispose pas d’un destiné aux prescripteurs (les agences de voyages entre autres). Air Algérie, n’a pas de partenaire représentant les agences de voyages avec lequel elle est sensée discuter de sa politique commerciale. Aucunes des associations qui prétend représenter les agences de voyages de la place n’active dans la légalité et n’a d’agrément en cours de validité.
1-2- La fausse information
Le SNAV Djeribi- Midouni qui a pris un thé à la menthe avec le PDG d’Air Algérie, selon le dit communiqué, est sensée être une association à caractère syndical. Et comme tout syndicat, Il ne dispose d’aucune habilitation pour donner son expertise, dont il ne dispose pas d’ailleurs, aux compagnies aériennes. Par contre, je ne sais pas si je dois rire ou pleurer quand je lis dans le communiqué que Midouni & associés offraient déjà leur expertise aux concurrents d’Air Algérie. Quand on sait que le plus important de ces concurrents n’est autre que KLM – Air France dont le résultat net d’exploitation et non le chiffre d’affaires en 2019 est égal aux recettes hydrocarbure d’un Etat comme l’Algérie ( avoisine les 30 milliards de dollars), on se demande si nous ne sommes pas devant des personnes qui ont un souci relevant de la psychiatrie plus que de l’honnêteté.
1-3- Démonter l’argument
Avec l’introduction du e.tiket, débuts des années 2000, par IATA (l’association internationale des compagnies aériennes en charge des règles commerciales) nous assistons à la dé- matérialisation du billet d’avion. Le ticket en papier a cédé la place à un ticket virtuel. Parmi les raisons de ce passage au e.ticket, on cite la réalisation des économies dans une conjoncture marquée par une grande crise du transport aérien des voyageurs, une rude concurrence et une mutation de plus en plus rapide des attentes de la clientèle et des marchés. Le e.ticket permet aux compagnies aériennes de réaliser, entre autres, des économies sur le papier, les ressources humaines et la logistique, soit à moyen terme près de 50% d’économies sur les frais d’exploitation des divisions commerciales.
Les compagnies aériennes sont de plus en plus appelées à se concentrer sur leur métier : le transport confortable des voyageurs (je ne dis pas aérien pour des raisons que je développerai dans une prochaine contribution consacrée à ma proposition de redressement d’Air Algérie). La commercialisation, se fait indirectement sur des GDS tel que Sabre, Galliléo, Amadeus,… et de plus en plus directement sur les plates- formes de ces mêmes compagnies aériennes qui se délestent de leurs proposes réseaux physiques pour encourager le e.commerce plus efficient. Mieux ou pire, c’est selon, des compagnies leaders telle que l’allemande Lufthansa sont allées jusqu’à offrir des primes aux clients qui achètent directement sur leurs plate- forme. Et ce n’est pas Midiuni & associés ou le staff d’Air Algérie qui vont offrir leur expertise, pour les premiers, et leur savoir managérial, pour les second, à Luftansa, première compagnie européenne en chiffre d’affaires !
Parmi les signes de la mauvaise gestion, voire un cas concret de dilapidation des deniers publics, le fait que la direction de Air Algérie, mais aussi, les ministres successifs du transport et du tourisme, continuent à offrir, 20 ans après l’introduction du e.ticket, une commission aux agences de voyages.
Avant le passage au e.ticket, les agences de voyages étaient rémunérées par les compagnies aériennes à travers une commission sur les ventes calculée à partir du chiffre d’affaires hors taxe. Avec le e.ticket, la distribution de cette commission n’est plus obligatoire. Sa supression est l’un des objectifs de la réforme de 2000 dite « e.ticket ». IATA recommande, encourage et insiste sur sa suspension et l’adoption des frais de dossiers appliqués par les agences de voyages.
Ainsi, si Air Algérie continue à céder une commission aux prescripteurs, c’est par ce qu’on a l’impression que le staff d’Air Algérie a juré de dilapider les deniers publics de son propre employeur et de sa propre collectivité.
Si l’on suit les conseils avertis de nos experts Midouni & associés, c’est un syndicat, SNAV, qui va fixer la politique des prix de deux opérateurs économiques régies par la commercialité à savoir Air Algérie et les agences de voyages. Même du temps de l’ex GSE (gestion socialiste des entreprises,) on n’aurait pas trouvé quelqu’un oser avancer de telles absurdités. Mais, à l’époque, il y avait au moins un peu de sérieux dans la gestion des affaires publiques et un peu de pudeur chez les saboteurs de l’économie nationale.
Selon les recommandations d’IATA, c’est aux agences de voyages et aux seules agences de voyages de décider de la valeur (cela peut être un montant ou un pourcentage) des frais de dossiers à greffer au tarif TTC étant donné que les prix ne sont plus plafonnés. Si le PDG d’Air Algérie et Midouni & associés ne le savent pas encore, la majorité des agences de voyages algériennes affiliées, Iata ou non, appliquent déjà ces frais de dossiers selon leurs propres politiques commerciales. Le choix de la politique des frais de dossier dépend de plusieurs facteurs dont le marché (national, international), la nature de la route (vol direct, composé, ….), du temps de traitement du dossier (dossier léger ou lourd), du montant TTC du e.billet cédé par la compagnie (selon un barème), de la clientèle ( particuliers, sociétés, …), du mode de paiement ( cash, à terme, …) et bien sûr de la structure des coûts propres à chaque agence.
Midouni & associés proposent au PDG d’Air Algérie, d’offrir des avantages aux grand vendeurs comme s’il s’agit de l’épicerie de monsieur le PDG ou Bagrat litama. La stratégie financière d’une entreprise est du seul ressort des organes sociaux car elle engage la pérennité de la boite. Si la direction d’Air Algérie va encore débourser de telles sommes, c’est vraiment de la folie relevant de la psychanalyse et non du management relevant de la mauvaise gestion. Le jour ou l’argent de AH sera généré par son propre cycle d’exploitation et non pas le concours définitif de l’Erat (donc du contribuable et de la rente pétrolière) elle pourra se le permettre pour faire plaisir aux gros vendeurs que défend Midouni & associés. Et, encore ! Si elle va accéder aux doléances de Midouni & associés d’accorder la suspension des pénalités de retard aux « gros vendeurs » c’est qu’on glisse du terrain du mauvais gestionnaire à celui de l’association de malfaiteurs.
En effet, en billetterie, l’émission du billet n’est sensée se faire qu’après paiement. Si le paiement est à terme, ce qui est une exception dans la profession, chaque entreprise, dont Air Algérie, est sensée disposer d’une politique de recouvrement appropriée qui prend en compte ses finances, sa trésorerie et son marché. Si une agence de voyages opte pour des ventes à termes, c’est qu’elle a les moyens de cette politique. Si un client cherche à tempérer le paiement de ses factures, c’est qu’l est prêt à accepter les frais qui en découlent. Comment Midouni & associés ont osé demander au PDG de Air Algérie de fermer les yeux sur les créances que détient le pavillon national sur ces fameux «gros vendeurs », au moment où AH est en cessation de paiement, dans l’incapacité de rembourser ses clients laissés en rade faisant fi de la règlementation nationale et internationale ? Comment le PDG d’Air Algérie, en entendant cet appel à la trahison contre les intérêts de sa propre boite a-t-il pu à continuer à siroter le thé à la menthe et dans un cadre convivial avec Midouni & associés ? Et si un  « gros vendeurs » fera faillite ?           La question est pertinente car une entreprise sur 3 déclare faillite par ce qu’un grand client a fait faillite. Il s’agit là d’un BABA que tout manager apprend dès sa première année ESC !
Midouni & associés ont demandé au PDG d’Air Algérie, en leur qualité de porteurs d’expertise reconnus même par AF, LU, SV, …(sic), d’obliger les agences du réseau Air Algérien de majorer les prix TTC par des frais de dossier que fixera AH en concert avec le premier concurrent, soient les agences de voyages privés de la place que représentent, justement, Midouni & associés. Comment le PDG d’Air Algérie a pu continuer à déguster son thé à la menthe tout en gardant son calme devant un trio sortis de nul par qui lui demande de rendre les prix au sein des agences Air Algérie plus chers que ceux pratiqués au niveau des agences privés ? Qui va acheter son billet chez AH si elle va le vendre sur sa plate-forme et dans son réseau physique plus cher que chez les agences de voyages privés ?

2- GDS Amadeus, Air Algérie et les agences de voyages
Mediouni & associés ont écris au PDG d’Air Algérie, « le Snav vous a rendu compte du mauvais fonctionnement du GDS Amadeus qui est à l’origine de la déstabilisation des ventes, multipliant le nombre de No how qui ne cesse de progresser puisque ce dernier a mis à la disposition de son système à des agences non agrées IATA, qui se limitent à bloquer les sièges sans pour autant qu’elles précèdent au ventes réelles pillage de sièges pour cela la compagnie air Algérie reste la seule compagnie qui affiche full sur système mais qui affiche de la disponibilité en prenant un nombre important de liste d’attente en période haute saison généralement sur des vols sensibles avec des sièges vides à bord , au moment où vos concurrents laissent des passagers pieds au sol.
Amadeus a crée un monopole qui casse Air Algérie malgré être associé majoritairement le fait qu’il ait un argent considérable perdu puisque ce GDS facture à tort par segmentation sans pour autant qu’il ait émission , pire encore un GDS non sécurisé puisque pas mal d’agences de voyages ont été piratées, livrées à elles- mêmes, puisque Amadeus a tourné le dos à ces victimes qui n’ont pas manqué à procéder à plusieurs dépôts de plaintes devant plusieurs tribunaux à l’échelle nationale .
Pour échapper à la mauvaise gestion du GDS amadeus qui porte préjudice non seulement à AH mais aussi aux agences de voyages, ce dernier reste excessif en matière de tarification en Algérie contrairement à l’étranger, pour cela 90% des agences d voyages commencent à basculer vers un autre GDS nommé Galileo puisqu’il est moins disant et plus avantageux. Le GDS Galiléo détient pour le moment 10 compagnies aériennes malgré qu’elles soient associent à Amadeus , pour cela nous souhaitons qu’Air Algérie figure sur Galiléo. »


2-1- Le vrai de l’information
N’étant que sur Amadeus, Air Algérie offre sur un plateau en or le marché algérien au dernier arrivé sur le marché mondial des GDS, soit l’européen Amadeus. Pourquoi Air Algérie a choisi de s’associer uniquement à Amadeus alors que Galileo ou Sabre à titre d’exemple sont plus anciens que lui ? Seule une enquête sérieuse peut déterminer s’il y a eu magouille ou pas.
Amadeus, profitant d’une situation de monopole, fait payer cher les agences de voyages algériennes le minimum de prestations. Elle le fait aussi avec nos voisins tunisiens. Actuellement, les frais d’abonnement Amadeus s’élèvent à 4760 DA par mois soit, 37 euros au taux de janvier 2020. Pour la Tunisie, le mois est facturé à 60 DT, soit 32 euros.
Il y a quelques années le nombre des agences algériennes ne dépassait pas les 400 et l’abonnement au GDS Amadeus était gratuit. Aujourd’hui, avec près de 4000 agences, il est payant alors qu’ailleurs en Europe il est gratuit sauf pour les options. Selon nos sources, aujourd’hui, elles sont près de 1500 agences de voyages algériennes à opter pour le GDS Amadeus offrant une manne annuelle à ce GDS de 85 680 000 DA alors qu’ailleurs c est Amadeus qui court après les agences et leur propose des gratuités et autres avantages.

2-2- La fausse information
Dans leur assaut contre le secteur des voyages algériens, Midouni & associés utilisent le dossier Amadeus pour… faire peur et frapper fort les esprits. Pour cela, habités à l’impunité,, ils lancent des mensonges aussi gros que leurs bêtises. Amadeus ne peut pas être la source de déstabilisation des ventes de AH ou de n’importe quelle autre compagnie pour la simple raison qu’il n’est qu’un GDS ou se rencontre l’offre de la compagnie et la demande du marché.
Premier mensonge :
Il y a 2 ans encore, à l’image de la Corée du nord et à l’inverse des restes des compagnies, Air Algérie, petite compagnie sans aucune envergure mondiale, tenait à avoir son propre GDS le fameux Mars. Pourtant, elle est actionnaire à 51% dans Amadeus Algérie. Bizarre ! Midouni & associés et le staff super patriotique d’Air Algérie n’avaient rien vu là-dessus. En basculant sur Amadeus, ce fut la fin de « Zitna fi dkikna ». Fini les sièges détournés à la dernière minutes par le staff d’Air Algérie laissant femmes et bébés en rade, finis les ok fictifs causant de lourds manques à gagner et bonjour une plus grande visibilité de AH chez les prescripteurs du monde entier. Aujourd’hui, AH se vend plus malgré la crise qui secoue le secteur. Donc ce qui a été déstabilisé ce sont les brebis galeuses de la centrale de résa de AH et leurs amis et non les intérêts de AH.
Deuxième mensonge :
Que ce soit Amadeus, Galliléo ou autres, ces puissants GDS et pour être habilités par les grandes compagnies qui n’ont pas l’habitude de subir les manques à gagner, font que toute réservation n’est confirmée qu’après émission du titre. Donc, aucune agence ne peut bloquer des sièges sur GDS si elle ne les paie pas. Les agences peuvent réserver avec une date option mais, passé ce délai, la machine fera automatiquement sauter la réservation. AH ne permet pas des « TKXL » dépassant les « j-15 » dans le meilleur des cas. Comment se fait –il que le PDG d’Air Algérie ne connaisse pas ce détail et pas des moindres ?
Troisième mensonge :
Midouni & associés s’enfoncent dans leur délire en avançant que les agences de voyages causent des pertes à AH en haute saison causant des nos show et faisant décoller des avions pas complets, encombrant les listes d’attente. En haute saison, les avions de AH ne décollent pas vides, il faut « du piston » pour trouver une place et le PDG d’Air Algérie le sait bien car il devient, l’espace d’un été ou d’une compagne Omra l’homme le plus sollicité en Algérie, plus que le ministre des transports lui- même. D’ailleurs Midouni & associés reconnaissent dans leur missive que les listes d’attente sont pleines. Et s’il y a disfonctionnement c’est surtout à cause de l’introduction du Yeld Management, à ses débuts et aux faibles compétences en recherche opérationnelle chez Air Algérie.
Mieux, AH quand elle ouvre ses ventes de juillet – aout, elle ne donne aux agences domiciliées en Algérie que des sièges en classe « S » soit sup au plein tarif éco la « Y » sans les avantages de la première classe ? Une grave atteinte aux droits des consommateurs, voire un vol intentionnel et avec préméditation. Autrement dit. Air Algérie recourt au Yeld Management pour la vitrine et à l’escroquerie comme religion pour maximiser ses recettes.
Quatrième mensonge :
Les concurrents d’Air Algérie ne laissent pas leurs clients en rade dans les aéroports. Grave quand cela vient de « zaama syndicalistes et professionnels » défendant la famille des voyages. Les compagnies concurrentes, sont toutes engagées dans des démarches qualité et soumises aux normes européennes sévères de protection du consommateur. Elles déboursent aux clients victimes de la non- qualité des sommes importantes en euros et en dollars pour toute annulation ou retard dépassant les 5 h. Il se peut qu’on assiste à des cas rares d’over booking, comme en hôtellerie, mais cela est admis dans la profession et il existe des procédures de gestion de ces cas. Juste Midouni & associés ne peuvent pas connaitre ce détail professionnel.
Cinquième mensonge :
Amadeus ne facture pas à tort la segmentation de AH. La politique tarifaire est du ressort exclusif de la compagnie Air Algérie. D’ailleurs, je me demande si Midouni & associés savent de quoi ils parlent quand ils évoquent la segmentation sur le marché de l’aérien. C’est le système Yeld management appliqué par Air Algérie qui affecte le nombre de sièges à ouvrir par planche tarifaire dans l’optique d’une optimisation des recettes. Amadeus, Gallileo , .. n’ont rien à voir avec cela. Juste, chez Air Algérie, la compagnie de papa et maman, je ne pense pas qu’ils sont prêts à recruter les meilleurs modélistes mathématiciens de la place. Donc, c’est l’incompétence managérial d’Air Algérie qui a pervertis le Yeld Mangement ( Revenue Management) pour masquer une escroquerie sans pareil dans le monde du transport aérien.
Sixième mensonge :
Midouni & associés avancent que 90% des agences de voyages commencent à basculer sur Galliléo. Or, Galiléo ne compte, selon leur missive, que 10 compagnies activant sur le marché algérien, soit moins de 15% du marché européen et nord- africain contre 80% pour Amadeus.
Le premier marché des agences algériennes est le marché d’Air Algérie. Comment se fait- il que 3600 Agences sur 4000 existantes laissent tomber Amadeus pour Géllileo alors que AH n’est pas sur ce dernier ? Midouni & associés peuvent avoir des soucis de psychiatrie mais le PDG d’Air Algérie, son responsable commercial, son monsieur- vente dans tout cela ? Il a partagé avec eux juste un thé à la menthe ?


2-3- Démonter l’argumentation
En Algérie, nous avons près de 4000 agences de voyages. Le fait est là. Le marché de ces agences par ordre décroissant de volume d’affaires et non pas chiffre d’affaires est la billetterie, la omra, la Tunisie, …. Près de 70% du volume d’activité d’une agence de voyages est la billetterie. Toutefois, la billetterie peut présenter des pertes d’exploitations à des centaines d’agences de voyages. La palme du chiffre d’affaires revient, elle, à la omra suivie du reste des out going.
Si Aigle Azur a pu s’implanter en Algérie c’est grâce au réseau des agences de voyages privés majoritairement non affiliées à IATA. Si la Tunisie et la omra se sont « démocratisées » c’est grâce aux agences de voyages privés. Air Algérie ne tire et ne peut tirer que des avantages de cette force de vente tombée du ciel.
La veille de la crise Covid-19, dans ce paysage, la moitié des agences de voyages recouraient aux plates -formes de réservation pour distribuer hôtels et vols aériens. Le reste utilisait les GDS. Pour les GDS, quelques 1500 agences de voyages utilisaient Amadeus pour consulter, s’informer, conseiller le client et lui réserver un vol. Pour l’émission du billet, elles recouraient aux services de moins de 300 agences affiliées à IATA dans un partenariat b2b. Cette relation B2B se déroulait soit par partage de dossier depuis le GDS amadeus soit via plate-formes de réservation B2B. En effet, de dimension modeste et non soutenues par l’Etat- providence, les agences de voyages algériennes dépassent de loin Air Algérie dans l’utilisation des NTIC. Face aux jeunes agents de voyages algérien le management de AH paraît novice. Une dizaine d’agents affiliés IATA , en solo ou en groupes, ont développé leurs propres plate-forme de réservation. Elles offraient l’accès aux restes des agences de voyages affiliées ou non à Amadeus pour les opérations de réservation.
Du coup, une agence de voyage, et c’est le cas dans le monde entier, n’a pas besoin d’Amadeus ou Iata pour distribuer la billetterie aérienne ou les hôtels. Midouni & associés et le management d’Air Algérie peuvent –ils comprendre cette mutations offerte par le e commerce eux habitués au monopole ?
Le choix de l’une des 3 formules est un libre choix laissé à l’agent de voyages selon ses atouts, ses contraintes, son marché, … En utilisant un GDS, une agence de voyages rend les compagnies plus visibles. Mieux, Amadeus ne permet pas uniquement la consultation, la réservation et l’émission du billet mais offre à l’agent de voyages, aussi, les services de facturation, comptabilité, statistiques, fidélisation des clients, travaux de bureautique, guides, …
Aujourd’hui, les 1500 agences affiliées à Amadeus sont la force de vente des 300 agences affiliées à l’IATA et à l’ensemble des compagnies activant dans le ciel algérien. 80% du volume d’affaires déclaré par les moins de 300 agences affiliées IATA est réalisé, en fait, par le reste des agences clientes que ce soit par partage de PNR et TST , soir sur plate-forme.
Priver les agences de voyages non affiliées à IATA de l’accès à AH via Amadeus c’est priver la première force de vente du marché algérien de ses outils d’informer, conseiller et vendre AH.
Ces agences domiciliées un peu partout en Algérie, notamment les 1500 agents affiliés Amadeus, sont des commerciaux gratuits pour AH. Ces agences n’émettent pas de billets donc les intérêts de AH sont bien protégés car seules leurs fournisseurs, celles affiliées IATA, peuvent le faire.
Alors pourquoi Midouni & associés veulent priver AH de cette force de vente qui ne coute aucun dinar à la compagnie et apporte plus e 50% de son business ? Pourquoi le management d’Air Algérie perde son temps et l’argent du contribuable par le lequel il est chichement payé pour écouter les délires du sabotage au lieu d’écouter sa force de vente, sa clientèle et les NTIC ?
Ce que Midouni & associés ainsi que leur ami l’espace d’un thé à la menthe ne savent pas et /ou oublient, eux les experts des voyages, c’est que Air Algérie s’est enfin dotée d’un département Yeld Management qui fonctionne plus ou moins bien, au vu de la faiblesse managériale de la compagnie, donc à encourager. Dans la démarche Yeld Management, les sièges par classes (segments) et la liste d’attente ne sont pas ouverts selon le comportement des acheteurs du jour «j» mais selon le comportement historique du marché. Vendre 01 place en liste d’attente rapporte à AH jusqu’à 3 fois une vente en classe promo une fois le yeld management bien rodé. Juste il faut savoir combien de sièges affecté à chaque classe. Le PDG de Ah qui doit bien le savoir comment a-t-il pu absorber la couleuvre de ses invité de 3 h ?
Le PDG d’Air Algérie, actionnaire majoritaire d’Amadeus Algérie, ne sait- il pas que des agences de voyages ont déjà payé l’abonnement 2020, donc sa filiale Amadeus Algérie vient de les arnaquer ? Déjà lourdement touchées par la crise COVID 19, comment ose t il les déplumer d’une moyenne de 50 000 en plus par hogra juste par ce que le thé à la menthe d’un certain 02 juin 2020 était trop sucré voire juteux ?
Amadeus est en principe rémunéré par les compagnies aériennes. Les compagnies optent pour tel ou tel GDS selon l’importance des agences abonnées au GDS. Priver Amadeus Algérie de 1500 adhérents, c’est fragiliser sa propre filiale « Amadeus Algérie ».
Chaque fois qu’une agence réserve pour un client, la compagnie aérienne concernée est sensée verser à Amadeus entre 2 et 4 euros de frais de réservation. La première urgence n’est pas de bloquer Amadeus aux agences non affiliées IATA mais de revenir à l’abonnement gratuit des agences à ce GDS s’il veut profiter de la manne que lui offre le ciel Algérie avec la complicité du staff managérial d’Air Algérie. Oui complicité. Ce ne sera que justice rendue à ces 1500 agences orphelines dans leur propre pays. La seconde urgence est que le parquet ouvre une enquête pour voir si Air Algérie cède à Amadeus des FEEZ booking dans le respect de la moyenne des FEEZ cédées par les concurrents aux différents GDS?


3- La monnaie de paiement des titres de transport
Midouni & associés ont fait savoir au PDG d’Air Algérie que « le snav a revendiqué qu’il ait une approche de la direction des ventes auprès de la banque d’Algérie afin de mettre fin à l’instruction 8 de la loi de finances au même titre que le maritime puisque l’ENMTV encaisse en dinars les émissions de billets émis au départ de l’étranger en mettant en place un tarif spécial et plus cher »
3-1- Le vrai de l’information
Que des allégations passibles d’un tribunal pénal. Aucune vérité si ce n’est un gros mensonge qui dévoile la qualité douteuse de Midouni & associés.
3-2- La fausse information
Si la requête de Midouni & associés ne contient aucun élément véridique sur ce point, elle renferme un gros mensonge et une tentative d’envoyer le staff d’Air Algérie directement à El Harrach (dans la vie et les affaires, il vaut mieux avoir un adversaire lucide qu’un allié idiot). En effet, Midouni & associés mentent quand ils avancent que l’ENMTV encaisse en dinar algérien les recettes des billets émis depuis l’étranger. L’ENMTV commercialise depuis 1975 sa billetterie embarquement depuis l’étranger dans la monnaie du pays du premier embarquement. Il faut vraiment que Midouni & associés soient liés par l’esprit d’une association de malfaiteurs pour tenter de vendre au PDG d’Air Algérie un tel mensonge.
3-3 - Démonter l’argumentation
Les règles de tarifications à l’international prennent en considération les intérêts financiers des compagnies aériennes et de leurs pays d’immatriculation. La question est sensible car il s’agit de mouvements de capitaux à l’international et où les risques de blanchiment d’argent et de fuites des capitaux sont grands. La banque d’Algérie en obligeant Air Algérie à vendre le premier segment de vols dans la monnaie du pays en question se plie à une directive IATA tout en protégeant les intérêts du pays. Il serait anormal qu’Air Algérien paie son personnel en France, les taxes, les frais aéroportuaires,.. en euro tout en encaissant les vols France – Algérie en dinar algérien. Aucun pays ne le fait. Seuls des experts, des patriotes et honnêtes hommes de la trompe de Midouni & associés, gravitant dans la sphère d’un staff aussi incompétent que celui d’Air Algérie osent cette grande escroquerie et cet appel direct à la fuite des capitaux que la législation algérienne, à l’instar de toutes les législations, qualifie en crime transnational. Si Midouni & associés ont osé ce coup et que le PDG d’Air Algérie ne les a pas renvoyé c’est qu’il y a anguille sous roche. Non messiers le PDG d’Air Algérie et son responsable des ventes, on ne peut pas siroter un thé à la menthe, 3 heures durant, avec des escrocs qui nous sollicitent pour une association pour la fuite des capitaux, sauf si c’est nous qui leur avons soufflé cette nauséabonde idée ! Cette pratique criminelle, encaissement des recettes des ventes pour premiers vols depuis la France en dinars existe et le laxisme d’Air Algérie coûte cher à la compagnie et au trésor (je reviendrai sur la question dans une prochaine contribution relative à ma proposition de redressement d’Air Algérie). Une enquête sur le sujet permettra à Air Algérie la récupération des dizaines de millions d’euros dont elle en a besoin toute en se débarrassant d’une partie de son management fatal. Le contrôle est simple à faire.

4- Allotements
« Le snav s’est proposé partie prenante de tous les vols réguliers à destination d’Arabie saoudite conçus pour les meilleurs vendeurs de l’année avec AH en fonction de leur chiffre d’affaires afin de faire barrage aux opportunistes qui se montrent uniquement pendant la période Omra voulant créer un monopole sur ce produit juteux qui procèdent par la suite à la revente en deuxème main des cotas aux agences de voyages. Le snav revendique l’attribution des vols charters sur divers destinations uniquement au premier demandeur et de ne pas octroyer la même demande pour la même destination et les mêmes dates pour la même période aux autres agences qu’elles soient de l’ouest pire encore des agences qui viennent d’un autre coin du pays ne connaissant pas le marché de l’ouest , juste pour nuire, puisque l’expérience d’au part avant nous a démontré qu’aucun contrat n’a été conclu avec maintien des avions au sol. Le snav a revendiqué que les tarifs groupe communiqués par AH restent plus élevés aux tarifs affichés sur système, en plus la vente de billets doit se faire au niveau des agences de voyages en percevant la gratuité selon la taille du groupe et percevant bien évidement la commission.»

4-1- Le vrai de l’information
La politique commerciale de AH a de tout le temps était marquée par des zones d’ombres peut être à cause à cause d’une gestion opaque du dossier ou juste par déficit en communication. Beaucoup se dit sur es allotements Omra , Turquie et même sud algérien. Faute de preuves nous ne pouvons emprunter ce chemin de l’inquisition. Le marché ornais est juteux pour des raisons économiques. L’ouest du pays est le dernier espace clientèle touché par la crise qui frappe la demande depuis 2014.

4-2- Le faux de l’information
IL arrive qu’à la dernière minute, des vols sont souvent annulés ces derniers temps depuis Oran mais aussi depuis Alger et Constantine et sur toutes les compagnies souvent pour des causes majeures et le COVID 19 en est une. AH, prend toujours ses dispositions en exigeant des avances sur bon de commande et cela est une tradition, enfin une de bonne, chez le pavillon national. Nous sommes souvent dans le cas de pertes d’opportunité du TO et de AH que de perte financières chez AH. Il existe peut-être des brebis galeuses qui bloquent des sièges pour les revendre en deuxième main mais comment es ce possible avec la présence d’un DG région Est que Midouni & associés présentent comme messie ?

4-3- Démonter l’argumentation
Midouni & associés revendiquent qu’il soit attribué des vols charters sur divers destinations , notamment depuis Oran, « pays » de Midouni, uniquement au premier demandeur et de ne pas octroyer la même demande pour la même destination et les mêmes dates pour la même période aux autres agences. Beau et mafieux scénario : Affiliés à Iata, gros vendeurs de fait, proches du DGR Ouest Midouni & associés bloqueront des sièges ou des vols charters sur des périodes de grands départs. Ils créeront une pénurie de sièges. Même s’ils n’arriveront pas à vendre leurs sièges, AH ne pourra pas les re vendre aux autres agences plus sérieuses ayant la demande réelle. Donc, à ces dernières de les re acheter chez Midouni & associés. Flagrant délit d’initiés !
Mediouni & associés oublient que la rétrocession est la règle essentiel dans les allotements et que même si le reste des agents voyages algériens ne sont pas des experts ils ne sont pas idiots non plus. Et, je me demande encore, comment le PDG d’Air Algérie n’a pas vomis son thé à la menthe en écoutant un tel appel au délit !

5- Mise en faillite volontaire des agences de voyages mêmes performantes
« le snav a demandé au PDG afin de réduire le nombre d’agences de voyages qui n’arrivent pas à atteindre le chiffre d’affaires qui sera arrêté par la compagnie sur le nouveau contrat »
Pour la première fois dans le monde du voyage et dans le monde syndical, des pseudos syndicalistes demandent à des fournisseurs, ici AH, de cesser de fournir des entreprises, ici les agences de voyages, créatrices de richesses, employant des salariés, payant leur impôt juste par ce que leur chiffre d’affaires est jugé maigre. Le pire des patrons ne le fera pas. Mais y’a-t-il pire que Midouni & associés ?

5-1 Le vrai de l’information
Cette sollicitation dévoile le vrai de l’information que Midouni & associés veulent faire passer. L’objectif n’est pas de fermer le marché aux agences de voyages non affiliées à IATA mais même à celles affiliées à IATA mais réalisant un faible chiffre d’affaires. Un appel au retour au monopole contraire à la liberté d’entreprendre et aux intérêts du consommateur. Ainsi, la seule vraie information est que Midouni & associés agissent en véritables mafia économique.

5-2- La fausse information
Quand l’esprit mafieux de Midouni & associés rencontre le fatal management d’Air Algérie « rabbi yester ». Midouni & associés et leurs amis l’espace d’un thé à la menthe confondent chiffre d’affaires et volume d’affaires. Pourtant, il s’agit d’un détail important dans l’activité touristique. Grace à la commission et aux frais de dossiers, une agence de voyages peut tirer un important chiffre d’affaires d’un maigre volume d’affaires (voire mon ouvrage vieux de 7 ans déjà sur l’exploitation des agences de voyages).

5-3- Démonter l’argumentation
Les agences commerciales d’Air Algérie, y compris celles ouvertes à l’étranger, réalisent un gros volume d’affaires tout en étant non rentables ou du moins budgétivores malmenant l’image de la destination, les comptes de la boite et diluant les efforts du management. Ainsi, le PDG d’Air Algérie et son staff sont bien placés pour savoir que cette question de volume d’affaires, que Midouni & associés confondent avec chiffres d’affaires, est ridicule. L’agence Air Algérie place de l’opéra réalise plus de volume d’affaires que celles de Tunis Air et Royal Air Maroc tout en étant 2 fois moins performante que la Tunis Air. A Constantine, à titre d’exemple, une agence de voyages occupant 30 m 2 de surface et un seul employé dégage un excédent d’exploitation supérieur à la plus importante agence Air Algérie de la place.
Un management compétent et non traitre à la cause de sa propre boite et aux intérêts économiques du pays ne cherchera pas à fermer la petite agence de Constantine mais à s’en inspirer de son modèle. Mais, Air Algérie appartient au Beylicat de la décadence et la patrie est le dernier soucis des beys de la dernière heure.
L’entreprenariat est un droit inscrits dans les libertés fondamentales garanties par la constitution, toutes les constituions post- octobre 88. La billetterie est un segment de marché pour une agence de voyages. La part de ce segment dans le portefeuille d’activité dépend de plusieurs facteurs qui ne concernent que les propriétaires de cette agence. Une agence du grand sud qui fait du réceptif et pas de Omra et Out going, ramenant des devises au pays, va réaliser l’essentiel de son chiffre d’affaires en prestation touristiques. La billetterie rentre dans le montage de ses forfaits pas plus. Elle vendra 200 billets par an mais ramènera au pays, à elle seule, au minimum 300 000 euros faisant vivre au minimum et directement 5 familles. Cette agence de voyages est appelée par Midouni & associés petite agence appelée disparaitre…parce que modeste. Pourtant, en management, ne dit-on pas « small is beautifull ? » Une agence de voyages d’une ville de la haute kabylie vend 500 billets par an à notre immigration qui fait tourner l’économie des villages. Grace à sa localisation, elle gade ces 500 clients dans le portefeuille de AH au lieu d’aller chez le concurrent. Elles sont plus de 2000 agences de ce type là en Algérie. Elles sont rentables et solvables. Elles sont la force de vente d’Air Algérie. Fermer ces agences, qui n’ont jamais pris un sous de l’Etat providence, selon la proposition de Midouni & associés, c’est scier la branche sur laquelle la politique commerciale de AH est assise.

6- L’argent d’Air Algérie chez les agences de voyages
Traiter ce point m’est quasi impossible car Midouni & associés se sont lancés dans une grande entreprise de vente de l’image du directeur régional Ouest d’Air Algérie. Le logiciel avec lequel ne me permet pas de comprendre ce mode de fonctionnement. Moi, je j’étais pas , un mois avant le 22 février 2019, au palais de la nation pour prier un cadre à se présenter aux présidentielles au nom de la famille des voyagistes. Ce triumvirat, Midouni & associés, est devenu après le 22 février experts en mise à niveau des agences de voyages auprès du PDG d’Air Algérie! Ils prient le PDG d’air Algérie d’achever Air Algérie après avoir solliciter Fakhamatouhou à continuer sa destruction d’une Algérie trahie.

6-1- Le vrai de l’information
Il est vrai que des agences de voyages, elles sont rares, gardent de l’argent sensés être versé à Air Algérie. Il s’agit de la situation de la deuxième quinzaine de mars 2020. On oublie aussi que des agences de voyages gardent et à ce jour l’argent d’Air azur à son niveau sans rembourser la clientèle laissée en rade dans une totale impunité.

6-2- La fausse information
Ce qui est faux c’est que ces agences sont les agences affiliés IAATA. Aucune agence affiliée juste Amadeus n’est concernée par cette situation.
Ce qui est aussi faux , et c’est cela le plus grave, c’est que c’est Air Algérie qui a volé l’argent des clients et des agences de voyages. La règlementation algérienne et internationale oblige les commerçants à rembourser les clients si le produit ou service n’est pas livré. D’usage dans la profession, la situation financière compagnie – prescripteur est le solde entre les ventes de la période nettes des vols non assumés par la compagnie et des remboursements. Or, Midouni & associés sont les seuls agents de voyages dans le monde qui, au lieu de rembourser les clients laissés en rade, aident AH à continuer dans son racket. En fait, le con des cons est qui prend les autres pour des cons et Midouni & associés, à travers cette sale besogne de bouchkara, essaient de trouver un alibi pour garder à leur niveau des sommes encore plus importantes de l’argent d’une clientèle délaissée par son propre gouvernement et offerte en proie à un management fatal d’un pavillon qui n’a de national, si l’on continue sur ce rythme, que le budget qu’il gaspille.

6-3- Démonter l’argumentation
Ah a vendu des vols qu’elle n’a pas assurée. Le PDG d’Air Algérie ferait mieux de penser déjà à l’éventualité de voir des avions AH saisis en Europe dès la reprise au lieu de siroter un thé à la menthe douteux avec des escrocs.
Le PDG d’Air Algérie sait bien que Air France, Turkish, Lufthansa, … disposent de textes législatifs pondus par les gouvernements concernés, faisant jouer la loi sanitaire, pour les protéger contre d’éventuels attaques des clients forts de la législation européenne. Des lois qui protègent aussi les clients grâce aux factures d’avoir. IL n’est pas trop tars pour ce PDG de présenter le véritable état des lieux au gouvernement mais pour cela est –il lui-même bien conseillé ?


Conclusion:
Sans ticket de la représentation, Midouni & des escros associés harraga du syndicalisme
Pour conclure, mes mots sont durs mais ils reflètent la réalité. Jamais une opération de sabotage du secteur des voyages n’a été mise en route comme celle fomentée actuellement par une partie du Staff d’Air Algérie en association avec des escrocs du secteur du tourisme. Midouni & associés n’ont finalement soulevé que des points que des cadres de AH leur auraient soufflé. Sans cette assurance, ils n’oseraient jamais leur appel au crime. Intellectuellement et professionnellement limités, opportunistes à la solde de fakhamatouhou jusqu’au dernier quart d’heure du 4ème mandat, Midouni & associés n’ont pas l’envergure d’un tel courage d’assassiner et à visage découvert le collègue. Le PDG d’Air Algérie, certainement mal conseillé ou animé lui aussi par des intentions inavouées aurait pu vérifier si Midouni & associés font parties d’un quelconque syndicat reconnue par le ministère du travail avant de les inviter à un thé à ma menthe. Il aurait pu vérifier si Midouni & associés sont membres d’une association qui a son PV d’une assemblée générale tenue ces 12 derniers mois portant le nombre des adhérents et le montants des cotisations, certifié par un commissaire aux comptes avec copie déposée auprès du ministère du travail. On ne discute pas avec des inconnus de la politique commerciale d’Air Algérie en situation de crise. Air Algérie n’est pas une fiancée en plein chagrin d’amour que des farfelues viennent séduire à coups de mensonges. Elle est l’outil de la politique nationale, avec toutes ses tares, en matière de transport aérien. Sans ticket de représentativité, Midouni & associés sont des harraga du syndicalisme : Quand on prétend une qualité (syndicat) pour solliciter des avantages de non- droit en recourant à des mensonges et des dénonciations calomnieuses on est un escroc et c’est le cas de Midouni & associés. J’espère que les pouvoirs publics ouvrent le dossier Air Algérie en urgence car il y va de l’image d’un pays et de l’argent de tout un peuple.

                                                                                                                                           Collo, le 17/06/2020


Plus...